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Sonia Wieder-Atherton : Little girl blue from Nina Simone

Avec deux complices, l’immense violoncelliste Sonia Wieder-Atherton revisite le répertoire de Nina Simone et rend hommage à l’une des plus grandes divas du siècle dernier. Une création présentée dans le cadre du Festival d’Ile-de-France. Rencontre. 
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Sonia Wieder-Atherton

Cette date est programmée par le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines. Vous le connaissez bien…

Oui, c’est une deuxième maison pour moi. On peut y habiter quelque temps. C’est ce que j’aime ici.  Il y a un investissement commun et on y trouve une grande liberté de mouvement. Et il y a aussi tout ce travail parallèle qui me tient à cœur : les rencontres avec les jeunes, les concerts en médiathèques, tout près du public…

Le concert se tiendra à l’abbaye de Port-Royal des champs, dans le cadre du festival d’Ile-de-France…

C’est un lieu magnifique avec un son extraordinaire. Le domaine est de toute beauté et la poésie y est totale.

Une grande interprète qui jouait 6h par jour

Comment vous êtes-vous intéressée à Nina Simone ?

Sa voix est présente dans mon univers depuis très longtemps. Elle était toujours là, comme un livre qu’on aime, qu’on garde près de soi et qu’on relit de temps à autres. Un jour, j’ai décidé d’aller plus près et de plonger plus profondément dans son univers musical. J’ai été happée. Elle a composé des choses mais c’était surtout une grande interprète qui a inventé une langue propre. C’est ce qui m’a frappé.

C’est à dire ?

Elle avait des dons extraordinaires pour le piano. Elle jouait six heures par jour et voulait se diriger vers le classique. À 4 ans, elle pouvait interpréter tout ce qu’elle entendait et les gens venaient de partout pour entendre ce jeune prodige. La communauté blanche s’était même cotisée pour qu’elle puisse poursuivre son apprentissage. Puis, à l’adolescence, la vie l’a fait changer de route. Mais elle a gardé son rêve et elle a amené le classique dans son univers de chanteuse de jazz. D’où son jeu et son chant si particuliers. J’y trouve des choses que je ne vois pas ailleurs.

Une montée qui peut vous tenir en haleine pendant un quart d’heure

Comment s’emparer de cela ?

J’ai fait un choix de chansons après en avoir écoutées beaucoup et, quand j’ai été touchée par quelque chose, j’essaye d’en approcher l’essence pour le mettre en lumière.
Je pars donc toujours d’elle, de Nina Simone, et, quand quelque chose me frappe, je tente de le ré exprimer. C’est personnel, c’est ce que moi j’entends et que je veux partager et réinterpréter. Ça peut être le rapport à la ritournelle et à l’enfance dans son jeu, les liens entre le piano et sa voix, ou encore sa montée si lente, si progressive, dans l’interprétation :  une montée qui peut vous tenir en haleine pendant un quart d’heure. C’est quelque chose de fabuleux ! Je travaillais ça moi-même à Moscou, au conservatoire Tchaïkovski. Il s’agit de faire monter la nuance jusqu’au point culminant. C’est tout un art…

Vous serez trois sur scène lors de ce spectacle

Oui, à mes côtés il y aura Bruno Fontaine au piano. C’est un complice de longue date. Il a une imagination musicale très grande et un vrai sens des couleurs.
Laurent Kraif, aux percussions, est une nouvelle rencontre. Il a beaucoup voyagé et a ramené des instruments qui émettent des sons qui viennent de très loin et qui produisent quelque chose d’immédiat. C’est parfait pour ce spectacle. Nous ne sommes pas dans les percussions jazz, on parle plutôt de calebasses, par exemple.

Propos recueillis par Nicolas Gervais

Dimanche  28 septembre à 17h
Abbaye de Port-Royal-des-Champs, à Magny-les-Hameaux
Master class avec Sonia Wieder-Atherton le mercredi 24/09 à 14h au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
 
Retrouvez le programme du festival Ile de France 2014

 


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