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Racontes moi "Les dents de scie"

Cité cheminote incontournable pour les Trappistes, la cité des Dents de Scie située rue Marceau a désormais son livre. Rédigé par Anissa Lamri, responsable de Mémoire de Trappes, l’ouvrage retrace l’histoire du site classé à l’Unesco.
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Anissa Lamri

L’histoire des Dents de scie racontée dans un livre

Dans les années 20 et 30, la ville de Trappes et son importante gare de triage accueillent toujours plus de cheminots. Pour loger cette nouvelle main d’œuvre, plusieurs cités ouvrières sont édifiées.

En 1931, les Dents de scie sont construites suivant les plans des architectes Gutton, père et fils. Ces quarante Habitations à bon marché construites alors que Trappes n’est encore qu’un village à vocation agricole traversent le 20e siècle. C’est cette histoire, ainsi que celle de l’habitat social, que raconte Anissa Lamri dans son livre «  La Cité des Dents de scie, histoire d’un patrimoine ».

Ecrire sur la rue de son enfance

Le livre a été une évidence pour Anissa Lamri. Quand elle reprend en 2006 ses études pour passer un master II sur la conservation du patrimoine, elle choisit les Dents de scie comme sujet de mémoire. Et pour cause : elle y a vécu les vingt premières années de sa vie. Le mémoire est présenté en 2009 et ses professeurs lui conseillent de le publier. Anissa rejoint à ce moment Trappes-en-Yvelines en tant que responsable de Mémoire de Trappes. Sur son temps libre, elle continue de travailler son sujet, collecte d’autres témoignages et se tourne vers l’autoédition en 2016.

Passeuse d’histoire

Pour Anissa qui se décrit comme une « passeuse d’histoire », le travail sur le patrimoine sert à faire passer des émotions. « J’ai rencontré une trentaine d’habitants, anciens ou actuels. Leurs souvenirs recréent l’ambiance particulière de cette rue. J’ai découvert certains détails, comme le fait que les portes étaient peintes de couleurs différentes. A titre personnel, j’ai également appris des choses sur ma famille ». Les nombreux témoignages recueillis illustrent la vie de cette cité cheminote lors de l’entre-deux-guerres, la seconde guerre mondiale, des années 50 à l’annonce de la démolition, puis l’inscription à l’inventaire Supplémentaire des Monuments historiques… Un ouvrage riche qui retrace un pan de vie des Trappistes.

Source: Trappesmag


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