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NASS

Sept hommes, sept danseurs, exaltent la puissance du collectif dans une danse intense et acrobatique. Leur moteur ? Le rythme ! Incessant, obsédant, il fait surgir l’ébullition et insuffle l’énergie aux corps.
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Nass - des danseurs

Spectacle (danse)
NASS

Il y a d'abord ces rythmes, sonorités des temps immémoriaux, incessantes, obsédantes. De ces rythmes naît la communion des sept danseurs, fusion des énergies et des corps, d'où surgit la puissance d'être ensemble, sa violence et ses failles inhérentes.

La société marocaine comme effervescence permanente est celle que j'expérimente chaque fois que je retourne au Maroc, qui a trouvé une voie/x singulière entre modernité et ancrage traditionnel immuable. Ce contraste m'attire et dégage une force que je cherche à saisir en osant cette confrontation dans la danse. Art pluriel, la pratique de la danse y est indissociable du quotidien, imprégnée dans les corps et les cœurs. Dans sa forme la plus aboutie, elle est acrobaties, rotations de têtes spectaculaires, torsions, sauts et mouvements requérant une grande exigence physique et technique. Instantanés de corps qui transcendent, par leur pureté et leur force, la notion d'effort et abolissent les frontières avec le spectateur.
Différentes sources d'inspiration ont été les moteurs essentiels de cette nouvelle création.

La plus évidente ce sont les danses régionales du Maroc, avec taskiouine, dans le Haut Atlas, et la reggada, dans le Nord du Maroc, toutes deux guerrières, dansées en cadence au rythme du tambour; l'ahidous (Moyen Atlas), une danse festive rythmée également par un tambourin et des battements de mains collectifs, accompagnés de piétinements et de tremblements. L'autre source d'inspiration est la tradition gnaoua - une communauté d'artistes (musiciens, danseurs, chanteurs et conteurs) située à la lisière entre l'Afrique sub-saharienne et la culture arabo-musulmane du Maghreb. En particulier leur rituel "lila" qui prépare l'être et son corps à entrer dans un état dit "de transe", appelé par un groupe grâce à la musique, aux chants, et qui invite les invisibles (les génies) à se joindre aux humains. Mystique et religieuse, cette pratique est à mon sens la quintessence de notre état d'homme, sans cesse pris dans nos contradictions entre rationalité et spiritualité.

L'écriture chorégraphique de NASS est une invitation au dialogue avec le continent africain et plus particulièrement le Maroc, pays de naissance du chorégraphe. NASS affirme le syncrétisme de la dimension populaire et urbaine de la danse hip-hop. Elle interroge ses racines et propose de les replacer dans son cheminement jusqu'à nos pratiques actuelles.
Artiste engagé, ma danse est au service du partage de cet héritage artistique et culturel, elle questionne les identités plurielles, entre rupture et continuité.

Fouad Boussouf 

Plus d'informations sur le site du Prisme.


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